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Avant toutes choses, il convient de préciser que le Taiji Quan, ou boxe du faîte suprême ou boxe métaphysique ou autre appellation selon les régions de Chine..., est un art martial à part entière, très loin de la simple "gymnastique chinoise de santé" qu’ont cru y voir certains occidentaux. Bien des débutants sont surpris par la rigueur des cours ; rigueur toute relative due à l'inaccoutumance de leur corps à travailler et à se mouvoir d'une certaine façon.
Le Taiji Quan est un art martial interne, par opposition aux arts dits externes. La qualification d'interne ou d'externe réside, au départ, dans l'origine géographique du fondateur. Ainsi le Bagua Zhang et le Taiji Quan sont des arts internes puisque leurs fondateurs, respectivement DONG Haiquan et ZHAN Sanfeng sont chinois. Par contre le le Kung-fu de Shaolin est un art externe puisque son fondateur, Bodhidharma, est d'origine indienne. L'autre différence essentielle entre arts martiaux internes et externes est liée aux fondements qui régissent la discipline. Les arts martiaux internes sont basés sur des principes issus de la philosophie du Tao, ce n'est pas toujours le cas pour les arts dits externes.
ZHAN Sanfeng, né en 960, 1247 ou 1279 selon les sources, aurait été un taoïste errant légendaire. Un jour, il observa le combat entre une grue et un serpent De cette leçon donnée par la nature, il élabora une pratique qui, depuis, s’est répandue de par le monde. Le Taiji Quan était né.
Longtemps confinée en Chine, la discipline fut exportée grâce au travail initial de YANG Lu Chang (1799-1872), appelé aussi le Grand Propagateur.
L'Histoire de notre style, bien qu'antérieure à l'existence de cet homme, va prendre avec lui une toute nouvelle dimension.
C'est grâce à sa patience et sa ruse qu'il a pu approcher la célèbre famille CHEN et étudier en cachette les pratiques qu’elle gardait jalousement secrètes.
Se faisant passer pour sourd muet, il épie et étudie les entraînements secrets (de nuit) des membres les plus experts de la famille CHEN.
YANG Lu Chang fut un grand travailleur qui va montrer et répandre ce style. C'est d'ailleurs lors d'une démonstration qu'il nomma pour la première fois ce style : Yang Pay Lao Jia.
Il enseigna à ses fils YANG Ban-Hou (1837-1892) et YANG Jian-Hou (1839-1917)
YANG Jian-Hou enseigna à YANG Shao-Hou (1862-1930), Xu Yu-Sheeng (1879-1945), et YANG Chen-fu (1883-1936)
YANG Jian-Hou enseigna aussi à ZHANG Qinlin, premier étudiant ne faisant pas parti de la famille à recevoir le style secret.
ZHANG Qinlin enseigna à ZHENG Man-Qing (1900-1975) et à WANG Yen-Nien.
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Comme tous les arts martiaux, la pratique du Taiji Quan doit permettre la parade adéquate en cas d'agression. Parade qui n'est pas forcément une simple technique de combat. Parler de Taiji Quan, c'est aussi parler d'harmonie de l'être avec lui-même mais aussi avec son environnement, car cet art, entre autres choses, permet d'atteindre un certain équilibre; celui qui vient de la compréhension du yin et du yang.
Le yin (partie blanche) et le yang (partie noire) sont opposés mais complémentaires. L'un devance l'autre et l'autre suit l'un, et inversement. Dans le yin, il y a le yang et dans le yang, il y a le yin. Rien n'est donc totalement yin ou totalement yang.
Le Qi ou énergie est la force subtile indispensable à la vie. Il n'est pas simple d’en donner une définition précise, d'autant que la pratique du Taiji Quan fait ressortir l'existence de plusieurs types d'énergies. Il y a l'énergie défensive, l'énergie plongeante, l'énergie montante et l'énergie retirante-battante pour ne citer que celles-là.
La recherche scientifique, elle, définit le Qi comme étant une force bioélectrique de qualité différente de l'influx nerveux. Le Qi est donc bien une réalité. Il appartient à chacun d'en faire ce qu'il souhaite.
Pratiquer le Taiji Quan, c'est se rapprocher de l'unité du yin et du yang en harmonisant la circulation du Qi dans les méridiens, afin d'en retirer une efficacité maximale à chaque instant de la vie quotidienne.
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Il convient de distinguer plusieurs formes de travail qui sont toutefois indissociables les unes des autres, si l'on veut pratiquer un bon Taiji Quan
- Les exercices d'assouplissement et de renforcement musculaire: Il s'agit d’éliminer les blocages énergétiques qu’il pourrait y avoir le long des méridiens d'acupuncture afin que le Qi puisse bien y circuler.
- Le Qi qong (ou travail de l'énergie de): Il s'agit d'un travail d'accumulation d'énergie. Précisons que tous les exercices présentés en photo ne doivent pas être exécutés sans les conseils d'un professeur.
- La Forme (les enchaînements): La pratique des treize postures et des duanes assurent la circulation de l'énergie accumulée. Elle est basée sur la précision, la fluidité du mouvement, et une respiration adéquate.
- Le Tuishou (poussée des paumes): Ressentir les forces et les faiblesses du partenaire. Il s’agit de développer l’écoute.
- L'épée (enchaînement et exercice de coupes)
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