Style : Yangjia Michuan Taiji quan
Origines
Avant toutes choses, il convient de préciser que le Taiji Quan, ou boxe du faîte suprême, ou boxe métaphysique, ou autre signification selon les régions de chine..., est un art martial à part entière, loin d'être la simple "gymnastique chinoise de santé", selon laquelle certains occidentaux l'on qualifié. Bien des débutants sont surpris par la rigueur des cours ; rigueur toute relative à l'inaccoutumance de leur corps à travailler et à se mouvoir d'une certaine façon.
Le Taiji Quan est un art martial interne, par opposition aux arts dits externes. La qualification d'interne ou d'externe d'un art martial, réside dans l'origine des fondateurs. Ainsi pour les arts tel le Bagua Zhang ou le Taiji Quan, Dong Haiquan et Zhan Sanfeng sont des chinois, alors que Bodhidharma pour l'art de Shaolin est d'origine indienne donc extérieure à la Chine. L'autre différence essentielle entre arts martiaux internes et externes, vient du fait que les premiers sont basés sur des principes issus de la philosophie du Tao, ce n'est pas toujours le cas pour les arts dits externes.
Nous ne nous étendrons pas ici sur l'origine du Taiji Quan dans toute sa globalité. Rappelons juste qu'il provient de l'observation qu'un homme, Zhan Sanfeng, a faite du combat entre une grue et un serpent.
De cette observation il a mis sur pied une pratique qui depuis n'a
fait que se répandre de part le monde. D'abord confiné
en chine, la discipline fut exportée grâce au travail
initial de Yang Lu Chang, appelé aussi le grand
Propagateur.
L'Histoire de notre
style, bien qu'antérieure à l'existence de cet homme,
va prendre avec lui une toute nouvelle dimension.
C'est grâce à sa patience qu'il a pu approcher et étudier en secret les pratiques les plus secrètes, gardées jalousement par la famille Chen.
Se faisant passer pour sourd et muet, il étudie la nuit, car c'est à ce moment là qu'une partie de la famille Chen s'entraîne, sans que les plus assidus des pratiquants de la discipline de l'époque n'en sache rien.
Yang Lu Chang est un grand travailleur qui va montrer et répandre
ce style. C'est d'ailleurs lors d'une démonstration qu'il
nomma pour la première fois ce style : Yang Pay Lao Jia.

Yang Lu-chan , ( 1799 - 1872 )
Le Grand Propagateur
Il enseigna à ses fils Yang ban-hou ( 1837-1892 ) et Yang
Jian-hou ( 1839-1917 )
Yang Jian-hou enseigna à Yang Shao-hou ( 1862-1930 ), Xu Yu-sheeng ( 1879-1945 ), et Yang Chen-fu ( 1883-1936 )

Yang Jian-hou ( 1839-1917 )
Yang Jian-hou enseigna aussi à Zhang Qinlin, premier étudiant ne faisant pas parti de la famille à recevoir le style secret.

Zhang Qinlin ( 1888-1967 )

Maître Wang Yen-nien (1914-2008)
Comme tous les arts martiaux, la pratique du Taiji Quan doit permettre la parade adéquate en cas d' agression. Parade qui n'est pas forcément une simple technique de combat. Parler de Taiji Quan, c'est aussi parler d' harmonie de l'être avec lui même et aussi avec son environnement, car cet art, entre autres choses, permet d'atteindre un certain équilibre, celui qui viens de la compréhension du yin et du yang.

Le yin ( partie blanche ) et le Yang ( partie noire ) sont opposés, mais complémentaires. L'un devance l'autre et l'autre suit l'un, et inversement. Dans le yin il y a le yang, et dans le yang il y a le yin. Rien n'est donc totalement yin ou totalement yang.
Qi ou énergie, Il n'est pas simple de donner une définition de cette force subtile indispensable à la vie. D'autant que la pratique du Taiji Quan, fait ressortir l'existence de plusieurs types d'énergies. Il y a l'énergie défensive, l'énergie plongeante, l'énergie montante et l'énergie retirante-battante pour ne citer que celles là.
La recherche scientifique elle, défini le Qi comme étant une force bioélectrique de qualité différente de l'influx nerveux. Le Qi est donc bien une réalité. Il appartient a chacun d'en faire ce qu'il en souhaite.
Pratiquer le Taiji Quan, c'est se rapprocher de l'unité du yin et du yang, en harmonisant la circulation du Qi dans les méridiens, afin d'en retirer une efficacité maximale à chaque instant de la vie quotidienne.
Il convient de distinguer, plusieurs formes de travail, qui sont
toutefois indissociables les unes des autres, si l' on veux pratiquer
un bon Taiji Quan, à savoir :
_ Exercices d' assouplissement et
de renforcement musculaire
Il s'agit en fait de résoudre les blocages énergétiques qu' il pourrait y avoir le long des méridiens d' acupuncture, afin que le Qi puisse bien y circuler.
_ Le Qi qong ( ou travail de
l'énergie de )
Il s'agit ici d'un travail d' accumulation d' énergie. Précisons que tous les exercices présentés en photo, ne doivent pas être exécutés sans les conseils d'un professeur.
_ La Forme ( les enchaînements )
La pratique des treize postures et des duanes, assure la circulation de l' énergie accumulée,
_Le Tuishou ( poussée des mains )
Ressentir les forces et les faiblesses du partenaire, c'est le but du jeu
_ L'épée ( enchaînement et exercice de coupes)
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Taiji |
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Olivier HILDERAL